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<title>Sociolingus</title>
<link>http://alexandre.delanoe.org/blog/archives/sociologie/index.html</link>
<description>Ce que parler veut dire ? C'est que parlent nos désirs</description>
<dc:language>en-us</dc:language>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
<dc:date>2010-03-12T18:18:55+01:00</dc:date>
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<title>The Future Internet Public-Private-Partnership : When smart technologies connect people"</title>
<dc:date>2010-03-12T18:05:29+01:00</dc:date>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
<dc:subject>Sociologie, Informathik</dc:subject>
<description>
<![CDATA[
<p>
L'internet du futur, dans sa version 2009 était centrée sur les
nouvelles technologies ``du futur'' et sur leurs potentialités. A
l'épqoue, la vision "techno push" s'extasiait devant des technologies
pervasives comme la technologie RFID et l'internet des objets. Cette
année, en 2010, un projet apparaît et dépasse une vision centrée sur
la technologie: il s'agit d'un mystérieux "PPP".
</p>
<p>
 Par ces trois termes assez énigmatiques, l'Union Européenne, et en
particulier l'ETSI, entendent un partenariat en le public et le privé
(Public-Private-Partnership) pour envisager les nouveaux standards de
ces protocoles de communication. La traduction française ne peut être
aussi rigoureuse que les termes anglais. Il s'agit en fait une connexion
des individus aux organisations qu'elles soient publiques ou privées
dans le domaine de la santé, des transports et de la mobilité, de la
gestion de l'énergie et de l'environnement. Si la plateforme et ses
technologies corrélatives semblent prometteuses et ``disruptives''
selon les intervenants, le discours reste normatif et manque de retour
sur expériences.
</p>
<p>
Pendant la pause café, en demandant naïvement à quoi sert cette
plateforme PPP, la personne interrogée ne peut guère répondre
même si celle-ci a l'intuition d'être devant ``une révolution''.
Le discours reste donc très (trop) normatif et peu descriptif des
réalités et des demandes sociales actuelles comme si elles allaient de
soit. Il s'agit d'un premier pas, un premier départ de la consultation
européennes avec des idées intéressantes mais finalement trop peu
représentatives de la ``vraie'' vie. Il serait intéressant que des
sociologues interviennent dans ce genre de manifestations. Je pense que
le prochain colloque, l'année prochaine rendra compte d'expériences
fournies et il sera utile d'y être.
</p>]]>
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</item>
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<link>http://alexandre.delanoe.org/blog/archives/2010/03/10/index.html#e2010-03-10T21_45_18.txt</link>
<title>L'expression du jour: "formule logarithmique"</title>
<dc:date>2010-03-10T21:45:18+01:00</dc:date>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
<dc:subject>Sociologie, Informathik, Exhib vie privée</dc:subject>
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<![CDATA[<p>
"Les mathématiciens pensent que l'on peut mettre le monde en équations et s'attaquent parfois sans vergogne à des questions censées être du ressort de l'irrationnel, du secret, du mystère. Ainsi, des chercheurs suisses se sont évertués à trouver la formule logarithmique du mariage idéal." (Martine Perez, Le Figaro du mercredi 10 mars 2010)
</p>
<p>
Personnellement, concernant le mariage, je préfère des formules algorithmiques. Franchement, le logarithme, c'est une descente vertigineuse qui succède à une montée en puissance exponentielle, amoureuse et fantastique. Bien sûr, l'auteure de ce texte n'est pas mathématicienne. Elle critique l'étude et relève ce qui l'intéresse (l'intelligence supérieure de la femme d'au moins 30% par rapport à l'homme serait un pré requis pour que le couple persiste dans le temps) mais avec le bon mot, et un peu de bon sens, l'effet aurait été plus appréciable.
</p>
<p>
Cela écrit, c'est l'occasion de préciser que la critique de la rationalité en invoquant le mystère, la sensibilité ou le romantisme reste quand même faiblement efficace. Je pense en effet que le raisonnement par l'absurde est plus intéressant et c'est d'ailleurs peut-être pourquoi R. Boudon est si  convainquant dans ses critiques méthodologiques. Pour ma part, j'assume la modélisation justement pour en montrer son intérêt et ses limites. Au final, on ne critique bien que ce l'on connaît bien.
</p>]]>
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</item>
<item>
<link>http://alexandre.delanoe.org/blog/archives/2010/02/19/index.html#e2010-02-19T11_34_16.txt</link>
<title>Une formule bien pratique</title>
<dc:date>2010-02-19T11:34:16+01:00</dc:date>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
<dc:subject>Sociologie</dc:subject>
<description>
<![CDATA[<p>Votre interlocuteur téléphonique vous a-t-il déjà répondu, après l'annonce de votre personne ou l'objet de votre appel et avant même l'engagement de la discussion, qu'il était en réunion ?  Vous vous excusez poliment de l'avoir dérangé puis vous raccrochez, interloqué: pourquoi répondre au téléphone si l'on est déjà en réunion ?</p>

<p>J'ai remarqué cette formule de manière répétée: en tant que spectateur, complice et victime. Cette formule me semble suffisamment généralisée pour qu'elle mérite une analyse superficielle.</p>

<p>Le paradoxe initial est patent: je décroche le téléphone mais je ne peux répondre étant donné que je suis déjà occupé. Ne soyons pas naïf, il s'agit en effet d'une justification bien pratique, une esquive qui permet de se dégager d'un interlocuteur bien embarrassant. Les différentes positions dans lesquelles j'ai observé l'appel à cette formule me permettent de dégager plusieurs situations.</p>
<ul>
<li>En tant que spectateur: après la découverte du nom derrière un numéro masqué, la formule s'accompagne d'un monologue avec un collègue fictif.</li>
<li>En tant que complice: vous êtes effectivement en réunion mais vous acceptez la soudaine importance qu'on vous accorde. </li>
<li>En tant que victime: le fait de dire "je suis en réunion" mais "je prends le temps de vous répondre" permet de mettre en valeur son interlocuteur. Implicitement, on comprend: je suis déjà très pris mais vous notez l'importance que je vous accorde.</li>
</ul>
<p>Il doit exister d'autre situations. Work in progress, n'hésitez pas à m'envoyer par mail vos expériences .</p>]]>
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