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<title>Sociolingus</title>
<link>http://alexandre.delanoe.org/blog</link>
<description>Ce que parler veut dire ? C'est que parlent nos désirs</description>
<dc:language>en-us</dc:language>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
<dc:date>2011-12-02T15:55:41+01:00</dc:date>
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<link>http://alexandre.delanoe.org/blog/archives/2011/11/23/index.html#e2011-11-23T18_25_04.txt</link>
<title>Lauréat du prix de la croissance verte, Catégorie Recherche. Discours au MEDEF pour la maîtrise énergétique par les usagers.</title>
<dc:date>2011-11-23T18:25:04+01:00</dc:date>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
<description>
<![CDATA[
<p>
Merci de votre invitation. Je vais essayer de témoigner de notre<br>
Activité de chercheur, de sociologues à Télécom ParisTech,<br>
Basés à Sophia Antipolis. Plus spécifiquement, je vais témoigner de<br>
L'expérience que nous vivons dans le domaine de l'énergie et des<br>
Réseaux intelligents.<br>
</p>

<p>
Notre première fonction, si je puis dire, est de traduire,<br>
De réaliser une médiation entre les usagers et les ingénieurs.<br>
</p>

<p>
Pour vous être le plus clair possible<br>
Je commencerais par le terme NUMÉRIQUE<br>
Nous parlons d'innovations NUMÉRIQUES.<br>
Cela va de soi.<br>
Ce terme, NUMÉRIQUE, semble acquis.<br>
Mais il reste à tester et à expérimenter.<br>
</p>

<p>
Qu'est-ce à dire ?<br>
</p>

<p>
Au terme "NUMÉRIQUE" je substituerais volontiers le terme "DIGITAL"<br>
qui signifie étymologiquement chiffre, nombre, <br>
dérivé de notre habitude à compter sur nos doigts.<br>
</p>

<p>
Prenons un exemple.<br>
</p>

<p>
Nous voyons une innovation numérique comme une sculpture en pâte à modeler.<br>
Lorsque l'ingénieur confie sa cathédrale à l'usager,<br>
Ce dernier la déforme, la transforme.<br>
Rien que le fait de porter cette structure<br>
La pression des doigts la déforme.<br>
</p>

<p>
Les usages forment, détournent et transforment, les innovation digitales.<br>
Cette pratique devient un art pour les jeunes développeurs pour ne pas dire<br>
Les HACKERS<br>
</p>

<p>
Ces pirates qui construisent les outils, ensuite utilisés par l'entreprise.
</p>

<p>
À partir de ce constat<br>
Il convient donc construire un observable<br>
Un laboratoire vivant d'usagers<br>
Une observation in situ<br>
En situation naturelle.<br>
</p>

<p>
Il s'agit pour nous de mettre oeuvre dans le thème de cette table ronde<br>
Une expérimentation sociale avec les utilisateurs finaux des Smart Grids.<br>
</p>

<p>
L'idée consiste à une intervention sociologique<br>
Oeuvrer sur l'intelligence du réseau<br>
pour les réseaux intelligents<br>
c'est pourquoi ce projet que je vais vous présenter<br>
s'est appelé GRID TEAMS.<br>
</p>

<p>
3 types de partenaires se sont retrouvés autour de ce projet:<br>
Un territoire, des entreprises et des chercheurs<br>
Pour répondre à la demande de la région PACA : AGIR ENSEMBLE SUR L'ÉNERGIE<br>
</p>

<p>
2 objectifs: <br>
1) diminuer la consommation globale<br>
2) déplacer le pic de consommation<br>
</p>

<p>
Nous avons donc :
- un territoire, un contexte énergétique qui lui est propre: <br>
        une offre limitée et une demande en constante augmentation<br>
        une ville, la ville de Cannes dans les alpes-maritimes qui s'est engagée dans le cadre de son agenda 21.<br>
- des entreprises qui se complètent dans la chaîne de la valeur:<br>
        1 fournisseur d'électricité 100% renouvelable : planète OUI<br>
        1 fournisseur de compteurs communicants éco-conçus: la PME WIT<br>
        1 start-up experts en applications smart-grids: GridPocket<br>
- des chercheurs académiques <br>
        les énergéticiens de l'école des mines de ParisTech, pour une évaluation énergétique du bâtiment<br>
        les sociologues de Télécom ParisTech dont je fais partie pour la sociologie des usages<br>
</p>

<p>
C'est une équipe projet avec : <br>
        - Une coordination projet économique: la start-up GridPocket<br>
        - Une coordination projet scientifique: télécom paristech<br>
</p>

<p>
Notre tâche consiste à interpréter les usages pour les traduire aux entreprises<br>
Nous CO-CONCEVONS, ensemble, les outils qui leur sont utiles.<br>
</p>

<p>
Nous étudions l'introduction, majeure, du premier élément de domotique domestique,<br>
C'est le compteur dit intelligent<br>
pardon, il n'est pas encore suffisamment intelligent<br>
il est surtout communicant!<br>
</p>

<p>
Le travail sur ces données qui<br>
Entre sécurisation et interopérabilité<br>
Aboutit à une certaine forme d'intelligence<br>
Nous avons évoqué l'open data voici le problème d'un travail sur les données des usagers.<br>
</p>

<p>
Aujourd'hui, nous décelons 3 défis.
</p>

<p>
Défi 1: compréhension <br>
En tant qu'usager je veux comprendre mon empreinte énergétique<br>
Ne pas suivre des traces, reçues une fois tous les 3 mois <br>
Mais être informé en contexte d'usage<br>
Ne plus perdre du temps avec l'interprétation<br>
        = ou, quand comment je consomme de l'énergie<br>
        = en d'autres terme je veux comprendre ma facture<br>
        = et si j'agis, je m'investis ou j'investis, est-ce pour 1 ou 2 € ou plus ?<br>
</p>

<p>
Défi 2: mutualisation<br>
j'ai un intérêt à mutualiser, pour me comparer<br>
tout en conservant mon intimité<br>
        mon habitation, mes équipements ou mes habitudes<br>
        sont-ils plus énergivores que la moyenne ?<br>
C'est le défi de la construction d'une convention partageable<br>
À partir de laquelle je peux échanger.<br>
</p>



<p>
Défi 3: la direction de l'orientation des choix dans la durée<br>
Les études montre que les feedbacks, les retours d'information<br>
Ont un effet provisoire, l'enjeu est d'agir dans la durée<br>
De plus si l'agir ensemble sur l'énergie est possible dans la durée<br>
Notamment grâce au design, à l'ergonomie ou les process sociaux<br>
Quelles orientations donner à la consommation collective ?<br>
L'enjeu est politique!<br>
</p>


<p>
Nous expérimentons, voici la piste explorée,<br>
Celle d'un programme de fidélisation à la décroissance énergétique<br>
Avec des incitations douces, nudge, pour faciliter les choix individuels<br>
Pour un bien être collectif.<br>
</p>

<p>
Je, nous restons, à votre disposition pour répondre à vos questions.<br>
Mes partenaires sont présents dans la salle si besoin.<br>
</p>

<p>
Enfin, et pour conclure,<br>
        Cette approche est ancrée dans notre culture.<br>
        Pour filer la métaphore, et reprendre l'analogie avec la pâte à modeler<br>
        Pour rappeler que nous avons des atouts sur ce point,<br>
                Je tiens à rappeler que l'ancêtre de la pâte à modeler<br>
                C'est le morceau de cire et nous travaillons à sa définition depuis<br>
                Longtemps, longtemps, bien avant Apple, bien avant IBM ou Schneider Electric...<br>
</p>

<p>
Depuis au moins Descartes qui a écrit de belles pages sur le sujet<br>
Il a montré que ce qui définit le morceau de cire, <br>
et donc notre sculpture en pâte à modeler, <br>
ce ne sont pas leurs apparences sensibles mais la matière, <br>
</p>

<p>
La matière qui résiste à la manipulation, à la transformation. <br>
</p>

<p>
C'est pourquoi, nous nous efforçons de ne pas craindre la résistance<br>
des usagers, le doute ou la critique, parce que justement!<br>
</p>

<p>
C'est entre leurs mains et dans leur expérience que se situent les<br>
solutions de demain.<br>
</p>]]>
</description>
</item>
<item>
<link>http://alexandre.delanoe.org/blog/archives/2011/11/18/index.html#e2011-11-18T13_02_38.txt</link>
<title>The Unexpected conference, abstract of my talk</title>
<dc:date>2011-11-18T13:02:38+01:00</dc:date>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
<description>
<![CDATA[
<p>
Many thanks to Serge Galam (Ecole Polytechnique, CREA Centre de Recherche en Epistémologie Appliquée) for his invitation. Here is the abstract of my talk.
</p>

<p>
Title : When bees are dying, words are counted.<br>
Modelling translation of scientific knowledge in public debate
<p>

<p>
This talk throws light on translation dynamics connected to the
explanation of the unusual death of bees in France through the lexical
evolution in the media. After collecting all papers (more than 1000
papers in French) dealing with this ecological and disturbing fact, a
statistical analysis of textual data is performed on the lexicon used by
journalists to describe, report associated information, and judge the
main causes of the bees' death.
</p>

<p>
Three main results have been found.
</p>

<p>
First, information is modified throw each iteration i.e., each time
a paper is published on this subject. The main subject of the public
debate slides from analytic and scientific controversy to a synthetic
and moral issue. The vocabulary evolves from doubt to certitude with
major negative words.
</p>

<p>
Second, at start a neutral description is obtained which shows a complex
phenomenon. But it is gradually shifted towards selecting one single
cause to the bees death. During this change the density of words per
paper decreases drastically after some critical value.
</p>

<p>
Third, after the precautionary principle was decided (against
pesticides), new scientific studies have appeared showing that multi
factors could explain bees' death. Then, the judgment shifts gradually
from one factor (the pesticides) to different causes. Therefore the
debate is balancing between multi and unifactorial explanation of the
phenomenon.
</p>

<p>
As a conclusion, the data are analyzed using the Galam sequential
probabilistic model of opinion dynamics. The robustness of the analysis
is discussed in particular its dependence with respect to the words
chosen for the analysis. Extension to other problems is considered.
</p>

<p>
keywords: sociophysic, lexical and statistical analysis, media, ecology
</p>]]>
</description>
</item>
<item>
<link>http://alexandre.delanoe.org/blog/archives/2011/04/01/index.html#e2011-04-01T05_33_09.txt</link>
<title>Entrée dans la matrice</title>
<dc:date>2011-04-01T05:33:09+01:00</dc:date>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
<description>
<![CDATA[<p>
Aujourd'hui, dans le cadre d'un groupe de travail sur les Smart Grids organisé par la CCI de Nice Côte d'Azur, j'ai assisté à la présentation de CISCO, celle de M. Wetterwald précisément. Les Smart Grids apparaissent comme l'étape suivante et nécessaire à la réalisation d'un Internet des objets. Il s'agit en d'autres termes de l'internet du futur. Dans cette optique prospective, chaque interrupteur, chaque lampe, chaque objet électrique aura une intelligence électronique et communiquera en réseau sur la toile informatique. Évidemment, l'internet tel que nous le connaissons aujourd'hui apparaît comme un dinosaure comparé aux perspectives décrites ici : le web sera plus compact qu'il ne l'est aujourd'hui. Par exemple, les capteurs permettront une gestion optimisée et écologique du bâtiment. Le réel physique prendra corps dans le monde numérisé qui en retour agira sur le réel domotique: nous entrons dans la matrice. Les évènements seront plus nombreux dans un espace dense et solide.
</p>
</br>
<p>
Dans cet espace cartographié ou plutôt devrais-je dire "modélisé", les acteurs industriels s'organisent et combattent déjà pour imposer leur conception du langage. La lecture et l'écriture appartiennent-elles à un cercle fermé ou à un cercle ouvert d'usagers ? L'enjeu de cette présentation concerne en effet le choix du protocole choisi par les industriels pour dessiner ce monde de demain. L'interopérabilité grâce à un code source ouvert est la norme préconisée par l'Alliance IPSO (Internet Protocol for Smart Objects). Nous comprenons et partageons ce choix même si l'on peut questionner l'intérêt d'un tel protocole pour la micro-intelligence: le CAN ne serait-il pas complémentaire à l'adresse IP certes utile pour les mobiles suffisamment intelligents ? Cette question est assez technique, le débat entre ingénieurs existe et nous le suivons.
</p>
</br>
<p>
Toutefois, je regrette l'absence, encore une fois, des usagers dans ce monde en cours de construction. On parle de réseau sans préciser la charge de ce réseau, sa flexibilité, sa résilience. Ce réseau ne semble pas pensant alors qu'on y parle d'intelligence. Que serait l'infrastructure du web sans les flux des réseaux sociaux ? Ce serait le web d'hier, celui imaginé sans les usages et c'est aujourd'hui, encore, l'image dessinée par les Smart Grids. La structure semble rigide: elle prend insuffisamment compte des problèmes socio-techniques comme ceux des réseaux sociaux confrontés au respect de la vie privée de leurs utilisateurs. En effet, nous pourrons savoir combien de personnes sont dans une pièce, rien qu'avec la consommation de la climatisation ! Certes, tout le monde ne sait pas sniffer un réseau. Mais dans l'étude du petit monde, six degrés de séparation permettent bien de trouver la compétence adéquate. Ce n'est pas tant la question technique que celle de la confiance qui se joue dès aujourd'hui. Pas besoin de fabriquer de nouveaux récits de science fiction, les références existent déjà et ont déjà valeur de prophétie pour certains acteurs lanceurs d'alerte qui se prennent bien pour les néo² de demain: les néo "élus" qui savent lire et écrire dans la matrice.
</p>]]>
</description>
</item>
<item>
<link>http://alexandre.delanoe.org/blog/archives/2010/08/25/index.html#e2010-08-25T17_40_08.txt</link>
<title>Onfray se fait Freud</title>
<dc:date>2010-08-25T17:40:08+01:00</dc:date>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
<description>
<![CDATA[<p> Selon M. Onfray, S. Freud n'est pas l'auteur d'une doctrine scientifique mais d'une littérature psychologique. </p>

<p> Qu'apporte-t-il de plus que Wittgenstein qui opérait déjà un retournement de la psychanalyse sur elle-même : "Avec son analyse, Freud fournit des explications que nombre de gens sont enclins à accepter. Il souligne qu'ils n'y sont <i>pas</i> enclins. Mais si l'explication est telle que les gens ne sont pas <i>enclins</i> à l'accepter, il est hautement probable que c'est aussi un genre d'explication qu'ils sont enclins à accepter. Et c'est là ce que Freud a en fait mis en lumière." (Wittgenstein (L.), <i>Leçons et conversations</i>, Paris, Gallimard, 1971, pp. 90-91).
</p>

<p>Onfray apporte son talent d'orateur, son humour et son ironie. Mais pas seulement, il démystifie l'icône et c'est plaisant à écouter. Pour vérifier par vous même, un petit script en bash pour télécharger l'émission.</p>

<pre>
#!/bin/bash

lynx -dump "http://www.franceculture.com/emission-conferences-de-michel-onfray.html" | grep -P "emission.*2010.*html$" | sed 's/^.*http/http/' | sort -u | while read url; do-

echo "-------------------------------Téléchargement---------------------------------"

emission=$(echo "$url" | perl -p -e 's/http.*onfray-(.*)-(2010.*)\.html/\2-\1\.mp3/'| sed 's/d%E2%80%99//')


if [ -w "$emission" ]; then

echo "L'émission $emission existe déjà, inutile de la télécharger"


else


mp3=$(lynx -source $(lynx -dump "$url" | grep reecoute | sed 's/^.*http/http/') | grep MP3 | sed 's/^.*=sites/http:\/\/www.franceculture.com\/sites/' | sed 's/MP3\&.*$/MP3/')

if [ -n "$mp3" ]; then
echo "L'émission $emission n'a pas été téléchargée, je la télécharge"
wget -O "$emission" "$mp3"

else
echo "Le lien MP3 de $emission n'est pas encore disponible sur le site"
fi

fi

echo "------------------------------------------------------------------------------"

done


</pre>]]>
</description>
</item>
<item>
<link>http://alexandre.delanoe.org/blog/archives/2010/03/12/index.html#e2010-03-12T18_05_29.txt</link>
<title>The Future Internet Public-Private-Partnership : When smart technologies connect people"</title>
<dc:date>2010-03-12T18:05:29+01:00</dc:date>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
<dc:subject>Sociologie, Informathik</dc:subject>
<description>
<![CDATA[
<p>
L'internet du futur, dans sa version 2009 était centrée sur les
nouvelles technologies ``du futur'' et sur leurs potentialités. A
l'épqoue, la vision "techno push" s'extasiait devant des technologies
pervasives comme la technologie RFID et l'internet des objets. Cette
année, en 2010, un projet apparaît et dépasse une vision centrée sur
la technologie: il s'agit d'un mystérieux "PPP".
</p>
<p>
 Par ces trois termes assez énigmatiques, l'Union Européenne, et en
particulier l'ETSI, entendent un partenariat en le public et le privé
(Public-Private-Partnership) pour envisager les nouveaux standards de
ces protocoles de communication. La traduction française ne peut être
aussi rigoureuse que les termes anglais. Il s'agit en fait une connexion
des individus aux organisations qu'elles soient publiques ou privées
dans le domaine de la santé, des transports et de la mobilité, de la
gestion de l'énergie et de l'environnement. Si la plateforme et ses
technologies corrélatives semblent prometteuses et ``disruptives''
selon les intervenants, le discours reste normatif et manque de retour
sur expériences.
</p>
<p>
Pendant la pause café, en demandant naïvement à quoi sert cette
plateforme PPP, la personne interrogée ne peut guère répondre
même si celle-ci a l'intuition d'être devant ``une révolution''.
Le discours reste donc très (trop) normatif et peu descriptif des
réalités et des demandes sociales actuelles comme si elles allaient de
soit. Il s'agit d'un premier pas, un premier départ de la consultation
européennes avec des idées intéressantes mais finalement trop peu
représentatives de la ``vraie'' vie. Il serait intéressant que des
sociologues interviennent dans ce genre de manifestations. Je pense que
le prochain colloque, l'année prochaine rendra compte d'expériences
fournies et il sera utile d'y être.
</p>]]>
</description>
</item>
<item>
<link>http://alexandre.delanoe.org/blog/archives/2010/03/10/index.html#e2010-03-10T21_45_18.txt</link>
<title>L'expression du jour: "formule logarithmique"</title>
<dc:date>2010-03-10T21:45:18+01:00</dc:date>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
<dc:subject>Sociologie, Informathik, Exhib vie privée</dc:subject>
<description>
<![CDATA[<p>
"Les mathématiciens pensent que l'on peut mettre le monde en équations et s'attaquent parfois sans vergogne à des questions censées être du ressort de l'irrationnel, du secret, du mystère. Ainsi, des chercheurs suisses se sont évertués à trouver la formule logarithmique du mariage idéal." (Martine Perez, Le Figaro du mercredi 10 mars 2010)
</p>
<p>
Personnellement, concernant le mariage, je préfère des formules algorithmiques. Franchement, le logarithme, c'est une descente vertigineuse qui succède à une montée en puissance exponentielle, amoureuse et fantastique. Bien sûr, l'auteure de ce texte n'est pas mathématicienne. Elle critique l'étude et relève ce qui l'intéresse (l'intelligence supérieure de la femme d'au moins 30% par rapport à l'homme serait un pré requis pour que le couple persiste dans le temps) mais avec le bon mot, et un peu de bon sens, l'effet aurait été plus appréciable.
</p>
<p>
Cela écrit, c'est l'occasion de préciser que la critique de la rationalité en invoquant le mystère, la sensibilité ou le romantisme reste quand même faiblement efficace. Je pense en effet que le raisonnement par l'absurde est plus intéressant et c'est d'ailleurs peut-être pourquoi R. Boudon est si  convainquant dans ses critiques méthodologiques. Pour ma part, j'assume la modélisation justement pour en montrer son intérêt et ses limites. Au final, on ne critique bien que ce l'on connaît bien.
</p>]]>
</description>
</item>
<item>
<link>http://alexandre.delanoe.org/blog/archives/2010/03/05/index.html#e2010-03-05T09_11_21.txt</link>
<title>L'information est morte, vive l'information !</title>
<dc:date>2010-03-05T09:11:21+01:00</dc:date>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
<dc:subject>Exhib vie privée</dc:subject>
<description>
<![CDATA[
En lisant les journaux de ce matin (20minutes.fr, RTL.fr, Libération, News TV.net, Nouvelobs.com, TF1 Newsi, TéléObs) j'apprends que Mylène Farmer s'est cassée un orteil à l'Elysée. "La chute de la star de la chanson n'a pas été sans douleur...!" Le scoop mérite d'être signalé tant l'information est pertinente et l'analyse journalistique judicieuse. Je dois avouer que je suis satisfait. Cela fait du bien de se sentir protégé par des professionnels de l'information qui ont le soucis d'informer leurs concitoyens en toute clarté et en toute honnêteté axiologique. Nous vivons une époque formidable: profitons de ces moments oubliables à souhait.]]>
</description>
</item>
<item>
<link>http://alexandre.delanoe.org/blog/archives/2010/03/01/index.html#e2010-03-01T09_26_31.txt</link>
<title>Relais à spam ?</title>
<dc:date>2010-03-01T09:26:31+01:00</dc:date>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
<dc:subject>Informathik</dc:subject>
<description>
<![CDATA[Tentatives étranges d'envoi de mail repérées dans /var/log/mail.info . Demande de détection des processus auprès de la liste Debian User French. Il y a des fois où l'ethnométhodologie est pénible...]]>
</description>
</item>
<item>
<link>http://alexandre.delanoe.org/blog/archives/2010/02/19/index.html#e2010-02-19T11_34_16.txt</link>
<title>Une formule bien pratique</title>
<dc:date>2010-02-19T11:34:16+01:00</dc:date>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
<dc:subject>Sociologie</dc:subject>
<description>
<![CDATA[<p>Votre interlocuteur téléphonique vous a-t-il déjà répondu, après l'annonce de votre personne ou l'objet de votre appel et avant même l'engagement de la discussion, qu'il était en réunion ?  Vous vous excusez poliment de l'avoir dérangé puis vous raccrochez, interloqué: pourquoi répondre au téléphone si l'on est déjà en réunion ?</p>

<p>J'ai remarqué cette formule de manière répétée: en tant que spectateur, complice et victime. Cette formule me semble suffisamment généralisée pour qu'elle mérite une analyse superficielle.</p>

<p>Le paradoxe initial est patent: je décroche le téléphone mais je ne peux répondre étant donné que je suis déjà occupé. Ne soyons pas naïf, il s'agit en effet d'une justification bien pratique, une esquive qui permet de se dégager d'un interlocuteur bien embarrassant. Les différentes positions dans lesquelles j'ai observé l'appel à cette formule me permettent de dégager plusieurs situations.</p>
<ul>
<li>En tant que spectateur: après la découverte du nom derrière un numéro masqué, la formule s'accompagne d'un monologue avec un collègue fictif.</li>
<li>En tant que complice: vous êtes effectivement en réunion mais vous acceptez la soudaine importance qu'on vous accorde. </li>
<li>En tant que victime: le fait de dire "je suis en réunion" mais "je prends le temps de vous répondre" permet de mettre en valeur son interlocuteur. Implicitement, on comprend: je suis déjà très pris mais vous notez l'importance que je vous accorde.</li>
</ul>
<p>Il doit exister d'autre situations. Work in progress, n'hésitez pas à m'envoyer par mail vos expériences .</p>]]>
</description>
</item>
<item>
<link>http://alexandre.delanoe.org/blog/archives/2010/02/16/index.html#e2010-02-16T22_35_18.txt</link>
<title>Désinspiration (suite)</title>
<dc:date>2010-02-16T22:35:18+01:00</dc:date>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
<dc:subject>Exhib vie privée</dc:subject>
<description>
<![CDATA[Réponse au billet précédent: les grâces des muses restent impénétrables...]]>
</description>
</item>
</channel>
</rss>

